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 "Le moindre mal"

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Kyrjä
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Date d'inscription : 16/08/2010

MessageSujet: "Le moindre mal"   Jeu 28 Avr - 21:24

Avec toutes ces connaissances, le pouvoir de l'Homme grandit radicalement, autant que son avidité. Des conflits, de petite ampleur et sporadiques s’intensifièrent dans des guerres entre les nations entières et les Hommes commencèrent à utiliser la magie pour causer la mort et la destruction.

L'évolution technologique a progressé à un tel point que les hommes ont même défié les dieux. Ils ont tenté d'asservir les dragons et les élémentaux, ou donner la vie à des monstres inimaginables avec l'aide des runes ou transformer leurs propre corps selon leur vision....
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Einwiss

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Messages : 68
Date d'inscription : 08/11/2010

MessageSujet: Re: "Le moindre mal"   Jeu 28 Avr - 22:54

La lune était haute et dardait ses rayons d'opales sur les nombreux conifères. La cime de ceux-ci se dressaient vers le firmament célestes, émergeant avec difficulté de la brume qui était remonter de la vallée pour s'établir sur les contreforts. La pluie de la semaine passer n'avait rien arranger, rendant les chemins aussi boueux que dangereux, empêchant tout voyageur de percevoir la moindre chose à plus de quelques mètres de distance. Les étoiles, quand à elles, s'amusaient à disparaitre par moments derrière des nuages sombres qui ne présageaient rien de bon, préférant laisser seul la petite troupe qui progressait tant bien que mal.

Elle était composée d'une dizaine de cavaliers, avançant lentement sur le chemin tortueux qui s'ouvrait devant eux. Chacun d'entres eux tenaient une torche et étaient couverts de noir, mais on pouvait de temps en temps apercevoir ici et là une cotte de mailles briller un court instant avant de disparaitre tout aussi vite. Leurs armes, elles, étaient bien apparentes, peut-être pour décourager d'éventuels bandits de grands chemins. Finement ouvragées, elles semblaient sortir de la forge d'un maître et donnait à chaque cavalier un aspect bestial et dangereux.

Plus loin, légèrement en retrait, se trouvait trois hommes qui tentaient en vain de faire avancer quelques ânes en tirant sur leurs brides. Puis, venait enfin le dernier des cavaliers. Celui-ci portait un baudrier et ses deux sabres étaient attachés dans son dos, croiser ensemble. Etrangement, la silhouette avait rabattu sa capuche, et un foulard lui cachait le bas du visage, ne laissant apparaitre que deux yeux d'un vert profonds…

_Avance, saleté d'âne, ou je te promets que tu auras le droit au fouet!

S'arc-boutant, l'homme tira avec force sur la bride, mais il glissa, et se retrouva bien vite au sol, assis dans la boue, faisant jaillir des rires étouffés du côté des cavaliers, comme du côté de ses deux compagnons d'infortune qui n'arrivaient pas plus à faire avancer leurs ânes.

Le cavalier qui fermait la marche talonna son hongre alezan pour remonter au niveau de l'homme :

_Un problème?

Celui-ci se releva, et essaya d'exécuter une gracieuse révérence, devenu grotesque avec son ventre bedonnant et son front dégarnit.

_Non, juste un âne bâté qui aurait mérité quelques coups de plus étant jeune.

Il s'arrêta un instant, plissant ses sourcils et du même coup, ses rides et sa peau grasse à souhait.

_Combien avez-vous dit que vous nous payerez déjà? Dix pièces d'argents chacun?

Un soupire exaspéré s'échappa du foulard, faisant reculer l'homme.

_Nous nous étions mis d'accord pour deux pièces de cuivre par personne, soit six pour vous trois, si mes souvenirs sont bon, et aussi que votre travail se terminerait ici : nous n'avons plus besoin de vous ensuite.

Comme pour ajouter plus de consistance à ses paroles, la silhouette plongea deux doigts dans sa bourse de cuir, avant d'en sortir la somme dû, et la jeta aux trois hommes, les laissant se faire dévorer par la flamme de la cupidité qui s'était allumés dans leurs yeux.

_Messieurs, sur ce, au plaisir de ne plus faire affaire avec des escrocs de votre genre!

Riant dans leurs barbes, les trois hommes, tirant encore plus sauvagement sur la bride de leurs ânes, les firent pivoter sur le chemin d'une manière qui était tout, sauf prudente, et ne se firent pas prier pour quitter au plus vite la troupe qu'ils accompagnaient depuis quelques jours déjà.

Sans un mot, le dernier cavalier passa entre ses compagnons jusqu'à se retrouver en tête. Levant un instant le visage, comme pour humer l'air, il pris la parole d'un ton autoritaire.

_Eteignez les torches. Nous ne sommes pas en balade au cas où vous ne l'auriez pas remarquer. Les ombres sont proches, trop même, à mon goût : nous sommes plus visibles qu'un prêtre dans un bordel! Et surtout, silence!

Sans un mot, les cavaliers obéirent, faisant disparaitre autour d'eux toutes lumières. L'un d'eux, le plus proche de la silhouette, jura à voix basse, puis essaya de se rapprocher.

_Feydrine! Bon sang tu es folle, on n'y vois pas à deux mètres! Comment on va faire pour trouver ce…

Elle l'interrompit d'un geste de la main :

_ Tu es un bon soldat, et je ne voudrais pas te couper la gorge. Mais j'ai donner un ordre, et je te conseil d'y obéir, car je ne me répéterais pas, et tu sais ce que ça veut dire.

L'homme baissa la tête, et le silence se fit peu à peu. Et, comme un murmure, la femme leurs susurra :

_Suivez-moi, nous ne sommes pas encore arriver, et rester silencieux : les ombres ont des oreilles ce soir.

Elle plongea un instant la main dans une de ses poches, et sentit, rassurer, que le parchemin et la relique y étaient toujours. Le parchemin contenait les ordres, et la relique recelait l'autorité qui allait peut-être permettre à cette expédition de bien se terminer. Mais si ce n'était pas suffisant? Elle n'allait pas se retrouver face à n'importe qui, et le convaincre n'allez pas être facile. C'était pour ça que les soldats l'accompagner…

Haussant les épaules en essayant de chasser le frissons d'excitation et d'angoisse qui grandissaient en elle, elle talonna son cheval et se lança au pas sur le chemin, toujours aussi boueux, en ne pouvant s'empêcher de songer à une dernière question : elle était capable de se défaire à elle seule de tout les soldats qui l'accompagnaient, mais lui, ne pouvait-il pas tous les abattre, elle y compris, s'il le désirait?

Enfin, ils disparurent dans la brume, ne laissant comme signe de leurs passages que quelques traces de sabot, et des torches éteintes dans les ténèbres…
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